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09/09/2020

Signe, symbole, mythe.

Le signe.

J’avais pris la peine de vous donner la définition la meilleure et la plus opératoire, celle de la linguistique et de Saussure. Le signe c’est l’association d’un signifiant et d’un signifié.

Cette définition a le mérite d’être très claire et de s’appliquer à tous types de communication. Une lettre, une syllabe, ce ne sont pas des signes. Un carré, un rond, ce ne sont pas des signes. La couleur rouge ou la couleur bleue ce ne sont pas des signes. Un trait ou une courbe ce ne sont pas des signes MAIS un mot répertorié dans une langue donnée, un panneau de signalisation répertorié dans un code de la route, un geste de la main qui correspond à une signification que tout le monde connaît, tout cela ce sont des signes.

 

Pourquoi la notion de Signe est-elle plus difficile visuellement que textuellement ?

Parce que le langage verbal n’est possible que par l’utilisation de ces signes qui sont codifiée ai appris. Il est beaucoup plus difficile de savoir ce qui fait signe dans une image. C’est cette question que pose Roland Barthes dans son analyse de la publicité Panzani que nous avons lue ensemble.

Le symbole.

Il est parfois d’abord un signe et parfois ne l’est pas. S’il est un signe c’est un signe qui a la possibilité d’être aussi porteur d’un sens symbolique. Le mot « blanc » désigne une couleur, le mot « rouge » désigne une couleur. C’est leur premier sens, leur DENOTATION. Mais le même mot « rouge » a la potentialité de renvoyer aussi à d’autres significations qu’on qualifiera de symboliques : toutes les valeurs possibles associées dans une culture donnée à la couleur rouge. Un rond ne signifie rien en soi. Ce n’est qu’une forme que l’on trouve dans la nature ou que l’on reproduit mais un rond peut-être associé à de très nombreuses significations que l’on qualifiera de symboliques (rappelez-vous tout ce qui été dit en S1 pour l’exercise « tatouages »). Une colombe n’est pas un signe, elle est un oiseau… Mais cet oiseau ou sa représentation peut-être dans un certain contexte (affiche, tableau, par exemple) associé à la signification « paix ». Les mots « rouge blanc rond colombes » sont des signes mais ils peuvent être donc aussi changés de significations symbolique, et si c’est souvent le cas, devenir des symboles (que tout le monde connaîtra plus ou moins consciemment).

On pourrait dire qu’un symbole est un sur-signe ou un signe au 2d degré (puissance 2).

 

La distinction signe/ symbole peut aussi être rapprochée de la distinction dénotation/connotation.

En effet la dénotation est ce qu’on pourrait appeler le sens premier, le sens propre, le sens littéral, et la connotation le sens supplémentaire, le sens figuré, le sens symbolique. Cette notion de connotation est très importante. On la retrouve bien sûr dans tous les modes de communication. Il faut absolument la comprendre et la maîtriser pour pouvoir comprendre et maîtriser les messages que l’on reçoit ou que l’on émet. On peut par exemple s’apercevoir que même une typographie qui en soi « ne signifie rien » a la possibilité d’exprimer des connotations. C’est ce que vous allez découvrir sur le blog de Madame Cavaglia (voir liens sur blogs).

 

Le mythe.

Vous pouviez dire simplement que le mythe est une histoire ou un personnage ou une situation qui appartient à l’inconscient collectif d’une communauté et qui tient une place importante dans sa culture. Le mythos, le grec, c’est la fable, le récit. Les hommes ont d’abord raconté des histoires pour expliquer ce qu’ils ne comprenaient pas (mythes fondateurs) puis ont pris goût à ces histoires autour desquelles ils ont bâti des pratiques rituelles, parfois des religions. Cette capacité à créer des mythes est le propre de l’homme (cf S1, Harari etc…). Plus tard ces mythes ont perdu leur caractère sacré mais sont restés des fondements d’une culture.

YG

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