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20/11/2020

UTL morceaux choisis 23 nov

Yves GERBAL vous invite à une réunion Zoom planifiée.

Sujet : UTL Morceaux choisis 23 nov
Heure : 23 nov. 2020 10:30 AM Paris

Participer à la réunion Zoom
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/3452302098?pwd=Vjhhb2lNRjdVVEwzT2QyMHNQM2h2UT09

ID de réunion : 345 230 2098
Code secret : KT5umS

 

 

10/11/2020

HLP Les expressions du moi...(suite)

09/11/2020

HLP mardi 10 novembre groupe B

Pour cette première semaine «  hybride » essayons de nous retrouver en mode visio.

Vous avez dû recevoir une invitation pour une réunion TEAMS.

Rendez vous mardi 12h.

Nous verrons comment ça se passe et organiserons la suite en fonction.

Rappel de l’invitation ci dessous.

Vous êtes invité à participer à une réunion Teams !
HLP Littérature Mardi
https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3ameeting_MTYwYjVlNTEtMTI1MS00NTRhLWI3OTktMDk4ZWM2YWJiNDRi%40thread.v2/0?context=%7b%22Tid%22%3a%224e7fb60e-b152-4c48-9967-fd385ccfdb2d%22%2c%22Oid%22%3a%22ee357b02-e500-4fab-b45a-cc541c97657b%22%7d
Appuyez sur le lien ou collez-le dans un navigateur pour participer à la réunion.

« Osons la philo ». ZOOM 16 novembre

Yves GERBAL vous invite à une réunion Zoom planifiée.

Sujet : UTL « Osons la philo »
Heure : 16 nov. 2020 10:30 AM Paris

Participer à la réunion Zoom
https://univ-amu-fr.zoom.us/j/3452302098?pwd=Vjhhb2lNRjdVVEwzT2QyMHNQM2h2UT09

ID de réunion : 345 230 2098
Code secret : KT5umS

 

 

11/10/2020

Pourquoi a-t-on peur ?

Essai de synthèse de nos échanges sur "la peur"...

Cliquez ICI.

30/09/2020

HLP. 30 septembre. Devoir en classe.

Pensez-vous que la littérature est un moyen de mieux se connaître ?

 

"Connais-toi toi même". Cette célèbre formule était gravée au fronton du temple apollinien de Delphes dans l'Antiquité grecque. Socrate reprend cette injonction pour inciter chacun à  "accoucher" après un travail (le dialogue socratique) qui était l'essence même de sa pratique philosophique. Ainsi, dès son origine, la philosophie se donne pour objectif cette "con-naissance" de soi. En est-il de même pour la littérature ? Récit fictif et travail sur le langage, l'art verbal qu'est la littérature semble moins attachée à cette fonction. Elle est pourtant bien un moyen de partir en quête de ce "moi" qui nous échappe toujours et nous gouverne pourtant. 

 

 

  La plupart des amateurs de littérature, en particulier lecteurs(trices) de romans ou de nouvelles, prétendent lire pour "s'évader". C'est en tout cas la réponse la plus fréquente que  font notamment les adolescent(e)s. Une grande partie de la littérature propose en effet des récits qui nous transportent ailleurs ou dans une autre époque. Qui n'a pas été emporté par des récits d'aventures, des romans historiques, des sagas légendaires ou mythologiques ? "L'Iliade" et "L'Odyssée", premiers grands textes de la culture européenne, sont de vastes récits épiques, lyriques, tragiques, dans lesquels on suit des personnages, héros ou dieux, bien éloignés de nous. Depuis ces deux  récits originels, matriciels, tout un pan de la littérature a perpétué cette lignée de textes "évasion". Les romantiques eux-mêmes, pourtant centrés sur leur "moi" et l'exigence de son expression, nous ont fait voyager dans d'autres paysages (l'Amérique dans Atala), d'autres époques (le XVIème siècle florentin et espagnol dans  Lorenzaccio et Hernani), ou des situations amoureuses peu ordinaires (les deux romans épistolaires de Rousseau et Goethe : La nouvelle Héloïse, Les souffrances du jeune Werther). L'essence de la littérature ne semblerait donc pas répondre fondamentalement à cette volonté de "connaissance de soi".

  Peut-on pour autant faire de  la littérature un de ces "divertissements" dont parle Pascal pour définir toutes les pratiques humaines qui l'éloignent de lui-même et de la conscience de sa condition de mortel ? Ce serait faire de la littérature une simple échappatoire et négliger sa façon de nous ramener au contraire à notre condition humaine. Si l'on peut admettre que certains récits notamment relèvent du pur divertissement, il faut alors ne pas les inclure dans l'art littéraire. Dans une librairie, il y a beaucoup de livres, et parfois peu de littérature... 

 

 

   A cette littérature "évasion" l'écrivain et dramaturge Jean Cocteau avait coutume d'opposer ce qu'il nommait une littérature "invasion". La littérature, même si  elle ne parle pas directement de nous, a en effet cette capacité à nous "envahir" d'une manière ou d'une autre : trouble, émotion, interrogation... Et  cette invasion est une expérience qui peut aussi atteindre le "moi" par une variété d'impressions. Ces "impressions", parce qu'elles ne  sont pas constantes ni invariables, le philosophe David  Hume prétend dans  son Traité de la nature humaine qu'elles ne peuvent pas faire naître l'idée du "moi". Pourtant il y en bien "en moi" quelque chose que la littérature peut bouleverser. Il y a des vies que la littérature a transformées pour toujours. Nous ne sommes plus tout à fait les mêmes après avoir découvert le sentiment de l'absurde chez Beckett ou Camus. Et que cela se fasse par le truchement d'une fiction et de personnages ne change rien à cette aptitude de la littérature à pouvoir nous remettre en question, à questionner notre "moi", même s'il reste toujours en partie insaisissable. Le théâtre grec de l'Antiquité opérait déjà cette fonction cathartique par laquelle le spectateur vivait par procuration des expériences tragiques  qui le renvoyaient  à sa condition d'homme. C'était bien, dans le cadre de cette société polythéiste, une "connaissance".

  Dans le champ très général de cette littérature, peut-être doit-on alors repérer des genres et des courants qui participent plus que d'autres à cette "connaissance". L'autobiographie est souvent motivée par la volonté de mieux se connaître. C'est ainsi par exemple que Montaigne présente le projet de ses Essais auXVIème siècle, Rousseau celui de ses Confessions au XVIIème, ou Michel Leiris son oeuvre L'âge d'homme au XXème siècle. Mais par un effet "miroir"  le lecteur de ces constructions autobiographiques se retrouve souvent dans la sensibilité de l'autobiographe et l'expression de son "moi" rejoint celle de l'auteur. Peu importe l'époque. Le témoignage d'une vie d'homme transcende l'écart historique et les fervents lecteurs de Montaigne, par exemple, le présentent souvent comme un "ami", voire un "frère", comme le rappelaient encore récemment les penseurs André Comte-Sponville ou Michel Onfray qui n'ont jamais cessé de lire et relire les Essais, œuvre inclassable que l’on retrouve aussi bien dans les anthologies littéraires que dans la bibliothèque des philosophes.

  La poésie, parce qu'elle est souvent l'expression directe d'un "moi", peut aussi proposer ce "miroir" dans lequel nous pouvons nous reconnaître. Hugo le formule clairement dans sa préface  des Contemplations : « prenez donc ce miroir et regardez vous y », "quand je parle de moi je vous parle de vous". Le romantisme, plus particulièrement attaché à l'expression de sentiments personnels, a donné à la littérature cet ancrage sur le "moi" qui n'exclut pas le lecteur mais au contraire lui tend, là encore, un reflet dans lequel il peut deviner, sinon la réalité, au moins un reflet de sa sensibilité. 

 

 

Il faudrait, bien sûr, pour complêter  cette brève analyse, voir plus précisément quelle est la nature de cette connaissance, quelles sont les limites de cette expérience que constitue la lecture de la littérature. Il faudrait aussi envisager cette connaissance du point de vue de l'auteur. Dans son dernier roman intitulé Yoga, l'écrivain Emmanuel Carrère exprime parfois une sorte de désenchantement à se voir toujours obsédé par le besoin de mettre des mots sur ses expériences de vie. Il reprend la citation désabusée du Hamlet de Shakespeare : « Words, words, words ». Oui, on peut douter de la littérature. Elle n'est pas une fin en soi. Mais comment pourrait-on quitter ce continent où tant d'hommes et de femmes ont partagé des bribes de vie qui nous aident à voyager vers cet autre continent : le "moi".

 

 

 

 

 

16/09/2020

HLP Semaines 3 et 4

Les expressions de la sensibilité

 

La sensibilité romantique 

Ce qui est neuf, c'est la revendication d'un bonheur individuel...

Destin historique et aventure individuelle : l'épopée napoléonienne (transition avec le 19ème siècle).

La "Restauration" (retour de la Monarchie) : rien ne change ?

Quoi de neuf pour la jeune génération de ce début de siècle ?

Que faire face à ce "mal du siècle" ? Les romantiques font faire du "moi" la résistance à une fatalité historique et sociale. Ce "moi" va vouloir s'exprimer en réaction à cette société qui s'industrialise, se "collectivise", se "modernise", "s'universalise" ( à la suite des Lumières). Double mouvement, pas contradictoire : retour dans un passé plus ou moins mythifié (le XVI ème siècle de Hernani) ou détour par un ailleurs plus ou moins idéalisé (l'Amérique de Atala) et en même temps revendication d'une littérature pour le présent : Stendhal oppose le "classicisme" de Racine au " romanticisme" de Shakespeare (auteur fin XVIème) qui devient la figure tutélaire de la génération romantique. 

Une "sensibilité expressiviste " (Charles Taylor, 1998).

Expression d'une sensibilité individuelle, d'une "authenticité"  qui revendique sa singularité et cherche à s'épancher. Il s'agit de se connaître et "d'être soi-même". On voit combien notre époque moderne se situe dans la continuité de cette quête.

Le "moi" n'est pas "haïssable" (Pascal) : il est le coeur du lyrisme romantique.

Rousseau a ouvert la voie (sans le savoir) avec ses Confessions et Rêveries, et sa Nouvelle Heloïse (roman).

Bernardin de Saint-Pierre : Paul et Virginie (1788, un topos amoureux)

Puis : Chateaubriand (Mémoires d'Outre-tombe, René, Atala), Musset (Lorenzaccio, Nuits), Vigny (Chatterton, Poésies), Lamartine (Méditations), George Sand (une femme). C'est un mouvement européen, comme le fut l'humanisme : Byron, Keats, Goethe (Les souffrances du jeune Werther). Un peintre : Caspar David Friedrich (à voir !!). "Sturm und Drang" (tempête et passion);

Voir extraits et citations dans revue "Sémaphore" (doc) : "Orages désirés" (comme un "slogan" romantique).

Introspection, exacerbation de ce "moi" et aspiration à un idéal (amoureux ou politique) plus ou moins vivable dans un monde qui déçoit ou refoule (Chatterton), trop banal ou trop matérialiste.

Fuite... dans la mort (Werther), dans la nature (de nouveaux "paysages" valorisés), dans l'action désenchantée (Lorenzaccio, Hernani), la lecture (Emma Bovary), la solitude (repli sur l 'intime, "Roman" de Rimbaud), le rêve, l'imagination, le voyage, le dandysme (le noir comme couleur, ma vie est mon oeuvre). 

Quels genres littéraires ? La poésie (qui reste " classique"), l'autobiographie ("Confessions"), le théâtre (qui tente une "révolution" avec un nouveau genre : le "drame romantique"), le roman (centré sur la singularité d'un personnage et sa "psychologie" soit ""historique").

"Ecrire le moi" par le détour de personnages emblématiques (roman, théâtre) ou par l'exploration de soi-même (poésie, essais) dans la continuité de Montaigne et Rousseau.

Quel "héros" ? Tourmenté, déchiré, passionné, désespéré... l'ancêtre de nos "anti-héros" modernes.

Attention aux caricatures et au sens aujourd'hui réducteur ("fleur bleue").U

Trois  "cas" à part, entre romantisme et "réalisme" :

Stendhal : la chasse au bonheur, "l'égotisme" dans Le rouge et le noir et Vie de Henry Brulard...

Flaubert : Les "ravages" du romantisme dans Madame Bovary  et la déception dans L'éducation sentimentale. " "Madame Bovary, c'est moi" "Ce fut comme une apparition" (voir texte)

Baudelaire : une esthétique de la modernité dans Les fleurs du mal et Le spleen de Paris. " La rue assourdissante autour de moi hurlai". Entre "spleen" et "idéal".

Quoi de neuf après le romantisme ? Le bonheur est une idée vieille...

Une note d'humour... "Be yourself, everyone else is already taken" (Oscar Wilde)

Compléments :  - doc " la singularité du moi romantique" (Etonnants classiques)

                          - deux extraits de "Yoga" de Emmanuel Carrere, roman paru très récemment.

 

 

 

 

 

DNMADE 1 : liens vidéos

Pour revoir les deux vidéos sur le thème "nature/culture" et "l'homme est un être de récit"

Cliquez ICI puis LA.

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13/09/2020

DN MADE 2

Création d’une nouvelle catégorie pour les DNMADE 2.

18:43 Publié dans DN MADE L2 | Commentaires (0) |  Facebook

09/09/2020

Signe, symbole, mythe.

Le signe.

J’avais pris la peine de vous donner la définition la meilleure et la plus opératoire, celle de la linguistique et de Saussure. Le signe c’est l’association d’un signifiant et d’un signifié.

Cette définition a le mérite d’être très claire et de s’appliquer à tous types de communication. Une lettre, une syllabe, ce ne sont pas des signes. Un carré, un rond, ce ne sont pas des signes. La couleur rouge ou la couleur bleue ce ne sont pas des signes. Un trait ou une courbe ce ne sont pas des signes MAIS un mot répertorié dans une langue donnée, un panneau de signalisation répertorié dans un code de la route, un geste de la main qui correspond à une signification que tout le monde connaît, tout cela ce sont des signes.

 

Pourquoi la notion de Signe est-elle plus difficile visuellement que textuellement ?

Parce que le langage verbal n’est possible que par l’utilisation de ces signes qui sont codifiée ai appris. Il est beaucoup plus difficile de savoir ce qui fait signe dans une image. C’est cette question que pose Roland Barthes dans son analyse de la publicité Panzani que nous avons lue ensemble.

Le symbole.

Il est parfois d’abord un signe et parfois ne l’est pas. S’il est un signe c’est un signe qui a la possibilité d’être aussi porteur d’un sens symbolique. Le mot « blanc » désigne une couleur, le mot « rouge » désigne une couleur. C’est leur premier sens, leur DENOTATION. Mais le même mot « rouge » a la potentialité de renvoyer aussi à d’autres significations qu’on qualifiera de symboliques : toutes les valeurs possibles associées dans une culture donnée à la couleur rouge. Un rond ne signifie rien en soi. Ce n’est qu’une forme que l’on trouve dans la nature ou que l’on reproduit mais un rond peut-être associé à de très nombreuses significations que l’on qualifiera de symboliques (rappelez-vous tout ce qui été dit en S1 pour l’exercise « tatouages »). Une colombe n’est pas un signe, elle est un oiseau… Mais cet oiseau ou sa représentation peut-être dans un certain contexte (affiche, tableau, par exemple) associé à la signification « paix ». Les mots « rouge blanc rond colombes » sont des signes mais ils peuvent être donc aussi changés de significations symbolique, et si c’est souvent le cas, devenir des symboles (que tout le monde connaîtra plus ou moins consciemment).

On pourrait dire qu’un symbole est un sur-signe ou un signe au 2d degré (puissance 2).

 

La distinction signe/ symbole peut aussi être rapprochée de la distinction dénotation/connotation.

En effet la dénotation est ce qu’on pourrait appeler le sens premier, le sens propre, le sens littéral, et la connotation le sens supplémentaire, le sens figuré, le sens symbolique. Cette notion de connotation est très importante. On la retrouve bien sûr dans tous les modes de communication. Il faut absolument la comprendre et la maîtriser pour pouvoir comprendre et maîtriser les messages que l’on reçoit ou que l’on émet. On peut par exemple s’apercevoir que même une typographie qui en soi « ne signifie rien » a la possibilité d’exprimer des connotations. C’est ce que vous allez découvrir sur le blog de Madame Cavaglia (voir liens sur blogs).

 

Le mythe.

Vous pouviez dire simplement que le mythe est une histoire ou un personnage ou une situation qui appartient à l’inconscient collectif d’une communauté et qui tient une place importante dans sa culture. Le mythos, le grec, c’est la fable, le récit. Les hommes ont d’abord raconté des histoires pour expliquer ce qu’ils ne comprenaient pas (mythes fondateurs) puis ont pris goût à ces histoires autour desquelles ils ont bâti des pratiques rituelles, parfois des religions. Cette capacité à créer des mythes est le propre de l’homme (cf S1, Harari etc…). Plus tard ces mythes ont perdu leur caractère sacré mais sont restés des fondements d’une culture.

YG