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11/11/2012

I love philo...

Début de la deuxième periode... Allez on continue, et on aime toujours autant la philosophie... ! ;-)

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20/10/2012

Term ES : correction test "langage"

Ci-dessous une correction de la question 4 du test, rédigée comme une "mini-dissertation"...

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Dans quelle mesure peut-on dire qu’une langue fonde une culture ?

 Une langue n’est ni le langage ni la parole.  Le langage est la capacité humaine à utiliser des systèmes de signes codés, et en particulier les mots. La parole est la dimension individuelle du langage verbal. Une langue définit une communauté linguistique en reunissant ceux qui l’utilisent.  Cette communauté peut être très réduite  ou beaucoup plus étendue.  Dans sa définition sociologique, une culture est l’ensemble des usages et coutumes partagés par une communauté humaine.  La langue de cette communauté joue évidemment un grand rôle dans cette culture dans la mesure où elle en est le principal vecteur identitaire.  

 

En décidant au XVIème siècle que tous ses sujets parleraient « la langue du roi », François 1er a  véritablement fondé la culture française à l’intérieur d’un ensemble culturel qui était jusque-là plutôt européen. Cette langue va aussi devenir le vecteur principal de cette culture à travers les œuvres littéraires qui en feront usage.

 Les revendications et affirmations régionalistes passent la plupart du temps par l’usage d’une langue qui reste le principal moyen de « reconnaissance » et d’authenticité. C’est le cas par exemple du Catalan en Espagne, du Corse en France… 

 Cette culture ne correspond pas toujours à une aire géographique déterminée et n’est pas forcément  en usage quotidiennement. La langue « yiddish » reste par exemple associée à  la culture juive bien qu’en voie de disparition.

 La langue est donc un élément essentiel dans la fondation d’une culture.  Le langage parlé par une communauté donnée n’est pas seulement un outil. La langue est un certain reflet du monde et d’un mode de vie. Les esquimaux ont des centaines de mots pour dire l’état de la neige, les gauchos argentins des dizaines pour désigner la robe des chevaux…

 

 Cependant une langue ne suffit pas à fonder une culture. Tous ceux qui parlent anglais aujourd’hui pour des raisons pratiques et de communication internationale n’appartiennent pas  à la culture anglo-saxonne. Cette langue là n’est qu’un outil.

 Par ma langue je dis une part essentielle de ce que je suis, mais en même temps cette langue peut m’enfermer dans une identité qui limite mon rapport aux autres. La diversité babelienne des langues dans le monde  est souvent une cause d’incompréhension.

 Mais les tentatives d’imaginer une langue vraiment universelle (l’espéranto, créée par Ludwik Zamenhof en 1880) se sont toujours heurtées à cette barrière culturelle. Une langue, c’est aussi une histoire, des traditions, des œuvres.  Il est pour chacun très difficile d’y renoncer.  

 

Parler la même langue suffirait-il, d’ailleurs, à fonder une culture universelle ?  Cette culture existe déjà en soi, c’est la culture humaine et sa capacité langagière, et c’est sur cette commune condition que nous devrions fonder sinon une entente cordiale au moins un impératif comme celui par lequel Albert Cohen termine son récit autobiographique « O vous, frères humains » : « ne vous haïssez pas en votre mort prochaine ».

19/09/2012

Pour les Term ES...

Quelques précisions pour le DM à rendre mardi prochain.

Vous devez proposer un plan (pas un devoir rédigé !) en trois parties dont chacune comportera si possible trois sous-parties.

Chaque partie du plan sera présentée sous la forme d'une ou deux "phrases-titres", interrogatives ou non.

Idem pour les sous-parties qui devront dans la mesure du possible proposer aussi un exemple ou une référence philosophique.

 Pour les références vous pouvez exploiter le dossier que je vous ai remis qui "synthétise" la pensée de certains philosophes sur cette question du "hasard"... Utilisez ce que vous comprenez le mieux !

DONC :

1) Construisez d 'abord le plan dans ses grandes parties (pensez notamment à ce qui a été dit en classe) en n'oubliant pas que l'on doit comprendre comment l'on passe d'une partie à l'autre. A ce stade-là, pensez tout seul ! Ne cherchez pas à "caser" une idée...

2) Cherchez vos arguments (sous-parties) en vous aidant des références philo... en vous assurant que ce que vous dites illustre l'idée directrice de chaque partie...

3) Recopiez tout cela "au propre" et lisiblement. Ce sera ramassé et noté...

Faites quels que soient vos moyens mais faites !!  Cette première approche de la méthode de la dissert ne doit pas vous effrayer ! La dissert non plus, c'est pas un gros mot !! ;-)

A mardi prochain !

PS : les deux élèves qui n'ont pas commenté le "slogan philo" devront écrire quelques lignes d'explication sur les quatre phrases en bleu qui se trouvent après la citation. Impératif. 

 

06/09/2012

Pourquoi pas...

Pour tous, en ce début d'année... ;-)

 

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31/08/2012

Term ES : Philo

Je vous propose un slogan et une citation qui seront une manière d'entamer le cours de philo cette année...

LA PHILO, C'EST PAS UN GROS MOT !

"Il est vrai qu'on ne peut trouver la pierre philosophale, mais il est bon qu'on la cherche : en la  cherchant, on trouve de fort beaux secrets qu'on ne cherchait pas" Fontenelle

Et une réflexion sur le "savoir philosophique" :

Il y a ce que vous savez

Il y a ce que vous ne savez pas.

Il y a ce que vous savez que vous ne savez pas.

Il y a ce que vous ne savez pas que vous savez...

 

Méditez... ;-))

 

Nous en reparlerons lors du premier cours...

21/06/2012

Bac Philo série ES : une correction...

Je vous propose ci-joint un corrigé pour le sujet sur le travail.

Ce n'est évidemment qu'une proposition...

 

Travailler.docx

18/04/2012

Philo : Diogène !

Diogène et Alexandre... ICI ! 

Mais aussi dans son "amphore"...

Term ES 1 : dissert de philo...

Comme convenu voici ci-dessous un plan "détaillé" (et en partie rédigé) sur le sujet que nous avons commencé à voir en classe... 

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Peut-il y avoir liberté sans loi ?


 I)              Que serait liberté sans loi ?

 

1)   La liberté est perçue d’emblée comme refus de la loi, donc la liberté est forcément sans loi. Toute loi est contrainte donc limitation de ma liberté. La liberté est sans loi, par essence. La liberté n’a pas besoin de lois. La liberté meurt là où la loi apparaît. Il y a donc nécessairement liberté sans loi puisque qu’avec la loi il n’y a plus de liberté.

 

 2)   Mais quelle est cette liberté sans loi ? A quoi « ressemble-t-elle » ?  Est-ce un état naturel, la vérité de l’homme avant les contraintes des lois de la cité ? Est-ce l’homme d’avant la propriété, ce « funeste hasard » qui l’a corrompu en réclamant des lois ? Cet homme naturellement libre, rousseauiste, n’est-il pas un mythe, celui du « bon sauvage » ?  Car même le tahitien du  Supplément au Voyage de Bougainville  (Diderot), au-delà d’un apparente liberté de mœurs, vit dans un cadre très hiérarchisé par les lois de la tribu, de la tradition…

 

3)   Cette liberté sans loi n’est-elle pas anarchie, donc désordre qui empêche la liberté de certains par l’emprise d’une autre loi, plus élémentaire, celle du « plus fort » ? Quelle est la liberté de l’agneau face au loup dans la fable de La Fontaine ? La loi est alors la réponse à ce besoin de sécurité et d’égalité que chacun réclame. De Gaulle, citant Péguy : « L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté ».  La liberté sans loi n’est plus liberté, mais servitude. La loi est donc nécessaire…

 

 II)            La loi nécessaire à la liberté.

 1)   La loi, même imparfaite, même parfois injuste, permet la paix qui est « souverain bien » (Pascal).  Selon Hegel « Le droit est le royaume de la liberté réalisée ». Sans droit la liberté reste un concept vide. La loi garantit les libertés élémentaires de l’homme : les droits de l’homme fondés sur le droit à une liberté « inaliénable ».

 

2)   La loi permet le Contrat social  (Rousseau) par lequel chacun accepte « l’aliénation totale de chacun à tous ». Cette « liberté conventionnelle » permet d’éviter les  affres de la liberté naturelle sans tomber dans la servitude (aliénation à une loi non prescrite par soi-même).

 

 3)   Mais la loi peut aussi être une aliénation si ce contrat tourne au profit d’une autorité supérieure qui confisque la liberté de chacun. Pour éviter la « guerre de tous contre tous » Hobbes fait de l’Etat un Léviathan qui risque de devenir « le plus froid des monstres froids » (Nietzsche). La loi peut et doit contribuer à la liberté, mais elle ne suffit pas à la garantir. Faut-il penser pour autant, comme Max Stirner, que « Tout Etat est despotique » ? Ou faut-il plutôt concevoir commenr la loi (pour tous) peut se concilier à la liberté (de chacun) ? La loi est nécessaire mais la loi seule n’est pas suffisante.

 

 III)          La loi est nécessaire mais non suffisante à la liberté.

 1)   L’Etat est garant de ma liberté mais doit se fonder sur des lois justes. Or, comment déterminer une loi juste. Pas de « véri juris » selon Pascal qui constate que « Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà » ? Comment déterminer une « équité » qui garantisse la justice sans léser la liberté ?  La loi doit être légitime pour que je prenne la liberté de la respecter. Il faut cependant peut-être accepter des lois imparfaites pour garantir une certaine paix sociale qui est aussi garantie de ma liberté. Ce sont des hommes qui donnent des lois aux hommes, et non des dieux…  Mais on peut penser aussi que les  hommes, et eux seuls, doivent donc se doter d’outils pour que la loi soit jugée non seulement nécessaire mais légitime.

 

 2)   La loi est nécessaire mais il faut aussi garder la liberté de « surveiller » cette loi. Nécessité d’une séparation des pouvoirs (Montesquieu) qui ne donne pas à l’Etat tous les pouvoirs. Nécessité aussi de contre-pouvoirs  (aujourd’hui : médias, associations etc…) qui surveillent la question des libertés individuelles dans un cadre qui n’est pas exclusivement judiciaire (ex : CNIL : Commission Nationale Informatique et Libertés, DAL : Droit Au Logement).  Il doit y avoir loi et liberté, à condition de penser aussi en termes d’éthique qui « ajuste » l’un et l’autre (ex : liberté de faire des performances sportives, lois anti-dopage… liberté de recherche scientifique, comités de bioéthique et lois qui en découlent…).Cette « éthique » qui établit un lien entre liberté et loi, on doit aussi la poser pour  l’individu…

 

 3)   Pour chaque individu, la loi n’est liberté que si elle rend chacun autonome, c’est à dire libre de penser sa morale en tant que règle applicable à tous.  Kant appelle cela « l’impératif catégorique » : il faut agir comme si la maxime de notre action devait être érigée par notre volonté en loi universelle. Chaque homme doit pouvoir se considérer comme l’auteur de la loi morale. L’autonomie c’est être soumis à sa propre législation, qui doit être universalisable. Nul autre que moi-même, en tant qu’être raisonnable, ne m’impose cette loi. Il ne peut y avoir liberté sans loi, à condition que la source de cette obligation soit moi-même et que cette loi puisse concerner tous les hommes…

 

 En guise de conclusion…

Marc Aurèle, un empereur romain et philosophe stoïcien (disciple l’Epictète) :

« Autre propriété de l’ âme raisonnable : l’amour du prochain, la véracité, la conscience, la croyance qu’il n’y a rien de plus précieux qu’elle, ce qui est aussi la caractéristique de la loi : ainsi donc, il n’y a pas de différence entre la raison droite et la règle de justice ».

 

 Si certains ne se souviennent plus de la fable de La Fontaine...  Cliquez ici

 

 


25/09/2011

Philo ! A voir absolument !

En guise de complément à la correction du sujet sur le hasard, n'hésitez pas à écouter cette remarquable émission  ( 25 minutes), même si vous décrochez parfois : ce n'est pas grave, imprégnez-vous !!!

 

 

16/06/2011

Pour les futurs Terminale L !

Vous trouverez en colonne de droite les œuvres au programme en littérature pour l'année 2011/2012.

En cliquant dessus vous pouvez accéder au site d'Amazon et les acheter en ligne si vous le voulez.

MAIS ATTENTION : ne pas acheter encore le recueil de Philippe Jaccottet, car je n'ai pas encore choisi l'édition.

En revanche il faut  se procurer le DVD du film "Tous les matins du monde" qui est au programme également.

Pour la rentrée il faudra avoir lu le roman de Quignard et vu le film. C'est impératif.

Rendez-vous en septembre. Bonnes vacances !