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18/03/2020

Premier contact "confinement"... Term L 2019/2020

Bonjour chers littéraires ! 

Comme je vous l'ai dit par mail ce blog est désormais le lieu exclusif de ce cours de littérature.

Vous pouvez y venir à tout moment et DEVEZ a minima y venir au moment du cours dans votre emploi du temps.

POUR L'INSTANT, les infos sont les suivantes.

1) Demain 9h je devrai avoir reçu tous vos DM (résumé) en PJ Word ou dans le corps du mail à l'adresse yves.gerbal@orange.fr ou à l'adresse ygerbal@stjomaristes.com

2) Je n'ai pas encore résolu le problème d'un possible cours en vidéo (direct ou enregistré)... Je continue de voir ce qui est concrètement possible et matériellement réalisable POUR TOUS. Je vous tiens au courant. 

3) Lisez (relisez) la fin de l'acte I et arrêtez-vous en particulier sur la scène 4 : monologue d'Hernani.

4) A noter : le DS prévu sera sûrement remplacé par un test à faire jeudi prochain en temps limité au moment du cours. Vous m'enverrez le devoir immédiatement après. On en reparle.

5) Pour toute question, utilisez la zone "commentaire" en dessous de cette note, ou envoyez un mail.

A bientôt. Organisez bien votre temps.

Y Gerbal

DN MADE : bonjour !

 

Et bienvenue sur ce blog qui sera notre interface et moyen de communication à distance ! 

J'ajoute cette catégorie " DNMADE" dans des circonstances que j'aurais aimé meilleures, mais c'est peut-être le début d'une nouvelle ère !

Donc pour l'instant, notez bien la référence de ce blog (tapez : ivreverbalprof.hautetfort.com) qui sera le lien exclusif que vous entretiendrez avec moi dans le cadre pédagogique. 

Vous pouvez à tout moment, pour toute question, soit laisser un "commentaire" après une "note" du blog, soit utiliser mon adresse mail qui est rappelée en haut à droite de la page d'accueil, au-dessus des "catégories" (cliquez toujours sur DNMADE avant d'entrer dans le déroulé du blog.

Voilà. A bientôt.

Et respectez bien les consignes du gouvernement !

Yves Gerbal

12:26 Publié dans DN MADE L1 | Commentaires (0) |  Facebook

20/06/2019

Correction BAC Philo 2019

Sujet ES.

La morale est-elle la meilleure des politiques ?

 

1) La politique n’est pas une morale : elle ne peut donc pas « être la meilleure des politiques ».

 

a) La politique est un besoin d’organisation de la cité pour faciliter le « vivre ensemble ». Elle nécessite des structures (et d’abord un Etat) , une hiérarchie, une répartition des pouvoirs (cf Montesquieu : « L’esprit des lois »)… Autant de domaines qui ne relèvent pas de la « morale » mais d’une capacité organisationnelle qui permet d’ordonner les échanges (économiques notamment), de fixer des règles (pouvoir législatif), d’arbitrer les litiges (pouvoir judiciaire), et de revendiquer si nécessaire le recours à une « violence légitime » (Weber) pour faire respecter cet ordre.

b) La politique s'effectue dans le cadre d'un « contrat » entre ceux à qui on confie un pouvoir et ceux qui abdiquent une part de leur liberté individuelle pour permettre une liberté « commune » (conventionnelle). C’est le « contrat social » théorisé par Rousseau, et qui justifie la mise en place d’un Etat. Pas d’autre morale ici que le respect de ce contrat qui engage les deux parties au nom d’un bien commun. Encore moins de morale dans le « Léviathan » de Hobbes qui justifie le rôle d’un Etat fort par le besoin d’ordre et par l’état naturel des hommes qui est « la guerre de tous contre tous ». Ce n’est donc pas la morale qui ferait une politique puisque les hommes n’ont pas de morale naturelle...

c) La politique est une lutte pour le pouvoir… Il n’y a pas de politique sans pouvoir (sinon en pensant une véritable « anarchie », qui semble utopique). Ce pouvoir fait l’objet de luttes incessantes entre des individus (ou partis, clans, etc…) qui s’embarrassent rarement d’une pensée morale. L’histoire des Etats est balisée par ces guerres de pouvoir (cf la littérature, le cinéma… de Antigone à Hamlet ou à… Game of Thrones !). La guerre (sous une forme ou une autre) semble être l’état naturel de la politique et la guerre est par définition anti-morale. Si la politique est une guerre elle n’a donc là encore rien à voir avec une morale. La « raison d’Etat » peut être très cruelle… Machiavel a théorisé cette vision de la politique dans ses conseils donnés au « Prince » : « Mieux vaut être craint qu’être aimé ». La meilleure des politiques serait donc la plus…machiavélique !

 

2) Mais peut-être la morale peut-elle participer à l’élaboration d’une politique…

 

a) La politique, affaire commune, est faite par des individus qui ont une morale. Chacun de ces individus est porteur d’une « morale » c’est à dire d’une manière d’être, de concevoir les rapports avec autrui, de ses fixe des règles, des priorités. Il n’y a pas de raison que cette morale individuelle n’ait pas de répercussion sur les propositions et décisions collectives. La probité et les choix moraux d’une personnalité peuvent influencer considérablement une politique (cf Gandhi, Mandela…).

b) La politique est souvent confrontée à des questions éthiques. De fait, de nombreuses décisions politiques doivent être prises à propos de cas qui ne relèvent pas seulement d’une « organisation » ou d’un « ordre » mais bien d’une « morale » qui interfère avec le champ législatif et judiciaire. Ce sont des « sujets de société » comme la peine de mort, l’avortement, la mariage pour tous, la bioéthique et les questions de procréation assistée, l’euthanasie etc… Cette morale n’est pas une politique mais participe à la politique sous la forme de débats cherchant à définir une « éthique » c’est à dire une morale collective pour l’inscrire dans les lois. Cette éthique, pour autant, n’est pas une politique non plus.

c) Sans morale il n’y a plus de politique… ou plutôt de « démocratie ». Quelle que soit le degré de cette moralité, chez le peuple ou chez les gouvernants, il n’y a de démocratie (qui est un régime politique parmi d’autres) que s’il y a un minimum de morale. Russel rappelle que la démocratie c’est quand on « continue de discuter » : encore faut-il que la pouvoir le permette. La morale est une manière d’organiser la liberté publique. Si le conflit est au coeur de toute politique, la morale politique consiste (a minima) à permettre le débat pour en parler. Une politique sans morale est nécessairement tyrannique (les exemples historiques sont nombreux mais voir surtout Caligula de Camus pour lequel « tout est permis »…).

 

3) La morale peut-elle rendre meilleure la politique ?

 

a) La politique, par définition amorale, ne doit pas pas oublier le besoin de morale. Si on peut admettre une forme d’immoralisme dans le combat politique, on peut aussi exiger un rappel des règles morales élémentaires à ceux qui ont passé un contrat avec le peuple. C’est en ce sens que certaines « affaires » (cf Fillon, Cahuzac etc…) relèvent bien de la morale autant que des lois et que leur « jugement » est autant l’affaire de l’opinion publique (même parfois injuste) que de la justice.

 b) Mais le peuple est-il moral ? Mais cette liaison morale-politique renvoie chacun à sa propre morale. Si la démocratie confie bien (au moins théoriquement) le pouvoir du peuple, une politique morale réclame un peuple moral. Voilà pourquoi Platon imaginait une « République de philosophes », de « sages ». Projet qui se heurtait aux sophistes, « faux sages » qui cherchaient à avoir raison en dépit de toute opinion. Voilà pourquoi la Platon désespérait de la politique et de la « doxa » (opinion commune) et d’une « République » qui condamna le plus sage des sages : Socrate.

 c) Et quelle serait cette morale politique ? Si l’on doit donc admettre que la politique doit composer avec une morale, il faudrait pouvoir en formuler les grandes lignes… ce qui est très difficile. L’inégalité est-elle fondamentalement immorale ? Quel usage de la force dépasse les limites d’une morale ? etc… Les mêmes questions morales peuvent se poser, avec peut-être encore plus d’acuité, sur les systèmes économiques qui constituent de facto une grande part du « travail » politique et qui détermine une grande part de la qualité de vie des individus dans une société. André Comte-Sponville ose par exemple se demander : « Le capitalisme est-il moral ? » (2004). L’enjeu économique, comme l’enjeu politique, est aussi un enjeu moral. Mais qui va déterminer cette morale ? « Il faudrait des dieux pour donner des lois aux hommes » écrit Rousseau pour montrer la difficulté de fonder une « justice juste » (« veri juris » dit Pascal). Si l’on renonce (comme Rousseau) à l’un ou l’autre de ces « dieux « transcendants, quels seront les hommes qui donneront la morale aux hommes ? A qui faire confiance ? C’est bien ce déficit de « confiance » morale qui mine aujourd’hui nos démocraties modernes…

 

Conclusion :

La politique a ses raisons que la morale ignore. Il faut probablement accepter le principe de réalité auquel la politique se confronte chaque jour. Mais la morale n’est pas un simple idéal. Elle peut s’incarner aussi dans certaines décisions et pratiques politiques.

La morale n’est pas la meilleure des politiques mais il ne saurait y avoir de politique sans morale. On retrouve régulièrement dans les programmes électoraux la notion de « moralisation de la vie publique », thème souvent rapidement occulté par d’autres préoccupations plus urgentes semble-t-il… Il reste donc encore (vaste projet !) à formuler clairement les bases de cette « morale commune » qui manque cruellement à nos démocraties et qui doit engager individus et collectivité. C’est une étape trop souvent ignorée du « contrat social ». Ce n’est qu’à ce prix que l’on restaurera les fondations d’une communauté de vie et de destin, c’est à dire, enfin, une vraie politique.

 

 

 

 

14/03/2019

BTS1 : les mots qui n'existent pas...

Dans le cadre d'un exercice d'écriture d'invention, les BTS1 design graphique ont imaginé des mots qui n'existent pas... mais qu'on aimerait tellement pouvoir utiliser !

En voici une petite sélection, dont une série du type "mots-valises" puis d'autres  inventions variées et un petit bonus final "spécial profs"... ;-)

***************************

tarticulture : désigne le fait d'étaler complaisamment sa culture ou son "vernis" culturel.   Eloïse

fauxlowers : se dit d'une personne qui vous suit sur les réseaux sociaux pour de mauvaises raisons. Mathieu

alcoolyte : partenaire de beuverie... Zoé

chauquette : combo "chaussettes-claquettes" particulièrement adopté par les habitants d'une grande ville du Sud de  la France surnommée "la cité phocéenne". Zoé

manifluençable : personne à la fois influençable et manipulable.  Julie

flemmandise : personne d'un telle paresse qu'elle en fait une gourmandise.  Lisa

râlade : réunion de personnes habituées à râler.  John

pastisan : militant de la cause du pastis. Marie-Claire

originaliste : qui se montre particulièrement original dans toutes ses activités. Clément

netflixosaure : se dit d'un adepte des plus anciennes séries diffusées sur Netflix. Nicolas

branlacouille : personne qui fait rien d'autre que s'en battre les c.... Nicolas

desserteur(trice) : celui (celle) qui déserte la table au moment du dessert ou qui refuse toujours la carte des desserts au restaurant ou qui choisit toujours entrée/plat plutôt que plat/dessert. Mathieu

fromaddict : amateur de fromages jusqu'à l'addiction. Mathieu

eructaflence : consiste à rôter et à péter en même temps, involontairement ou volontairement (ce qui n'est pas à la portée de tout le monde). Julie

colorrieur(se)  : pratique en riant ou pour rire d'une activité incluant des couleurs (peinture, coloriage etc.). Emilie 

babyphobe : qui a la phobie des bébés (les siens ou ceux des autres). Emilie

s'envitrer : se planter la gueule dans une vitre qu'on n'a pas vue. Baptiste

rhuminer : penser la condition humaine après quelques verres de rhum. Zoé

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Bonus : quelques trouvailles "spécial profs" ;-) made by the prof...

graphomaniaque : étudiant qui dessine pendant tous les cours, notamment celui de "culture générale".  

altercursif : étudiant qui fait toujours dans un cours ce qui est demandé dans un autre cours. 

brainphoneur : étudiant (ou toute autre personne) qui cherche systématiquement la réponse à une question dans son téléphone. 

étugland : étudiant qui n'a pas qu'un poil dans la main... 

étuvore : désigne le comportement d'un étudiant particulièrement friand de tous les savoirs.

étudiantesque : désigne le comportement d'un étudiant considéré comme le pire possible.

étudiantissime : désigne le comportement considéré comme le meilleur possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

12/03/2019

MANAA : haïkus 2019

1.

Le souffle du vent

M'invite à m'envoler

Je n'ai pas d'ailes

 

Tom

 

2.

Mon chien sous la pluie

Cherche un refuge

La foudre frappe

 

Mathilda

 

3.

Descente à vélo

J'aurais dû remarquer

Oups ! Pas de freins...

 

Clémence

 

4.

L'odeur du café

Dans l'air d'un matin d'hiver

Me réchauffe le coeur

 

Mélina

 

5.

Les arbres n'ont plus de feuilles

Quant à moi

Je n'ai plus de coeur

 

Victoire

 

6.

Ce paysage, là

Si je pouvais

En faire une peinture !

 

Eloïse

 

7.

Les fenêtres ouvertes

Des draps étendus

Comme autrefois ma maison

 

Margo 

 

8.

Une photo d'enfance

Me rappelle que le temps

N'est rien pour moi

 

Alexandre

 

9.

Un sentiment familier

C'est dimanche soir

Encore une fois

 

Yann

 

10.

Une matinée d'été

Les cigales chantent

Je les hais !

 

Pauline

 

11.

Le matin la nuit

Le soir la nuit

Froide la nuit

 

Guillaume

 

12.

 

La rose dure

Dans le jardin enneigé

Je suis jaloux

 

Julien

 

13.

Saison hivernale

Perdu dans mes pensées

Solitude

 

Gustave

 

14.

J'ai vu tout à l'heure

Deux amoureux qui ont froid

J'ai pensé à toi

 

Clara

 

15.

 Sur l'itinéraire prévu

Des regards 

Imprévus

 

Thomas

 

16.

Le rire des enfants

La valse des vagues

Mélodie de l'été

 

Mathilde

  

17.

Le manteau d'hiver

Sa main gelée

Sous ma jupe

 

Angèle

 

18.

L'une chante

L'autre fait des crêpes

Nous sommes en fête

 

Raphaël

 

19.

Le réveil sonne

C'est l'heure

Je me rendors

 

Ghislaine

 

20.

J'aimerais dormir

Mais avant

Je dois finir...

 

Yanis

 

21.

Sur mon matelas

Une douce flatulence

Sous ma couette

 

Antonin

 

22.

Je gigote sur ma chaise

Mes fesses

Me grattent

 

Ambre

 

23.

Contre les rochers

La mer déchainée

Combat de reflets

 

Nina

 

24.

 

Cruel le printemps

Passent les hirondelles

Tout autour de moi

 

Thomas R.

 

25.

Sur le sol gelé

Des flocons

Myope, je ne les vois pas

 

Marie

 

26.
Dernier rayon de soleil

Me voilà donc

Enfin chez moi

 

Amin

 

 

 

 

 

 

 

 

17/10/2018

PhilosophEs

Un vrai "problème" ! Et un nouveau combat à mener ! 

https://www.liberation.fr/debats/2018/10/16/combien-de-ph...

 

19/06/2018

Philo : correction BAC 2018...

Voici une proposition de plan détaillé pour l'un de sujets de philo du BAC ES...

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Peut-on être insensible à l’art ?

 

1) La nature sensible de notre relation à l’art… Il semble que l’art ne puisse pas nous laisser « insensibles »…

  1. a) Parce que sinon il n’est pas l’art… puisque l’on peut considérer que établir cette relation est sa fonction première (Kant). La relation « esthétique » entre l’émetteur et le récepteur de cette communication particulière rappelle étymologiquement comme l’art instaure cette relation « sensible » à l’œuvre.
  2. b) Si insensibilité, elle n’est qu’apparente… Kant encore : je peux être provisoirement insensible mais la « beauté » finira toujours par me toucher, car elle est « universelle et ne se fonde pas sur un concept ». Celui qui se dit insensible ne se sait pas sensible. Il y a ce que nous aimons et ce que nous savons pas encore que nous aimons.
  3. c) L’art est varié, prend des formes bien diverses, surtout à notre époque. On peut ne pas être sensible à un art muséifié, mais à des formes apparemment plus « mineures » qui n’a jamais été sensible à un film ? à une chanson ? On peut être insensible à certaines « oeuvres » mais il est difficile de dire que nous pouvons être insensibles à toutes formes d’art, dans une définition large… (note : le sujet ne dit pas « œuvre d’art » mais « art » !!!)

 

Liaison : Pour autant ce n’est pas une nécessité (il est donc possible de ne pas l’être)…

 

2) L’art n’est pourtant pas l’élément essentiel de cette sensibilité. On peut donc être insensible à l’art sans manquer de rien.

  1. a) Nos sens établissent d’abord avec le monde bien d’autres choses qu’une relation « esthétique ». Mes sens me permettent de communiquer avec le réel. Or, quelle est la « réalité » de l’œuvre ? Mes sens n’ont pas besoin d’art. Je peux donc être insensible à l’art ce qui ne veut pas dire que je suis insensible (sans émotions). Prosaïquement on peut dire : l’art est inutile. Une galerie praguoise affichait un jour ne vitrine : art is waste of time. Je n’ai pas envie de perdre mon temps
  2. b) Si l’art n’est que reproduction du réel, il n’est qu’une pâle copie (Platon) et ne mérite pas une relation particulière. L’art, de toute façon, ne s’aborde pas de manière sensible. L’art s’impose quand il est beau, et que ce beau nous mène vers le bien et le vrai. Il est un moyen d’accéder au monde des idées pures et à la vérité. On peut donc être insensible mais accorder à l’art toute sa place.
  3. c) Certaines formes d’art peuvent nous laisser insensibles. L’art contemporain suscite souvent le rejet chez un public non initié (exemples nombreux…). Si une initiation est nécessaire, est-ce encore de la sensibilité ? L’art moderne (depuis Duchamp) a rompu cette relation sensible pour la remplacer souvent par une relation plus intellectuelle. Pas d’émotion, de la réflexion. Doit-on considérer les œuvres conceptuelles comme un appel à une nouvelle « sensibilité » ? Dialogue Eluard-Braque : « J’aime la règle qui corrige l’émotion » « J’aime l’émotion qui corrige la règle ».

 

Liaison : l’art ferait-il appel à une autre forme de sensibilité ?

 

3) L’art invente à tout moment de nouvelles formes de sensibilité.

 

  1. a) Le sensible a une histoire, que reflète l’art… La diversité des formes d’art dans les diverses époques et les diverses cultures nous interpelle. Chacune ce des ces « volontés d’une forme » (définition de l’art par Clive Bell) renvoie à la sensibilité d’une époque et d’un groupe humain. On peut ne pas être sensible à des formes qui nous sont « étrangères » mais tous les humains possèdent cette possibilité de sensibilité, au-delà de leur diversité. Voir par exemple « Six names of beauty » de Saltwell, qui interroge les mots qui disent la beauté dans diverses langues (donc cultures). Chaque groupe humain invente à chaque époque une forme de sensibilité qui parle de cette culture et parle d cette époque. Il y a dans cette perspective une histoire de l’art qui est une histoire de la sensibilité, et notamment une « Histoire du regard ».
  2. b) On ne peut donc pas être insensible à l’art parce que l’on est nécessairement dans une histoire cette que cette histoire (humaine) a toujours été accompagnée par des formes artistiques (au-delà du débat/clivage entre artiste et artisan). L’homme est un animal qui crée, qui a la possibilité d’un langage symbolique. Voir les peintures rupestres (Lascaux, Chovet, Cosquer…) comme le « début » de cette sensibilité qui est depuis réinventée à tout moment…
  3. c) Vivre sans art… ? On peut vivre sans art mais « pas si bien » (jankelevitch)… L’art est une sensibilité qui vient s’ajouter à notre sensibilité… Cela ne constitue pas une morale (les nazis aimaient beaucoup la musique) mais peut nous apporter une autre relation au réel qui intensifie notre conscience et nous aide à appréhender les grandes questions qui nous obsèdent. Cette « sensibilité » artistique ne fait pas de nous des hommes « bons » mais peut élargir notre champ d’investigation du réel et nous conduire non pas au « vrai en soi » platonicien mais à notre vérité individuelle…

15/02/2018

Concours d'éloquence...

Voici la liste des 8 finalistes du concours d'éloquence 2018 organisé avec les étudiants de la MANAA St Joseph les Maristes.

Ils seront conviés à une seconde épreuve du même type pour être départagés.

D'ores et déjà, félicitations à tous !!!! 

A titre personnel, je vous remercie pour votre investissement dans cet exercice et pour chacune de vos propositions. 

J'ai hâte de vous voir à nouveau "à l'oeuvre"...

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Liste des finalistes :

 

Nicolas

Emilie

Amélie

Marie R.

Jessica

Coralie

Lydie

Eloise

09/01/2018

Résultats Concours Haïkus

 

1er prix : 

 

Un parapluie pour deux

Ils sont amoureux

Et moi mouillée

 

Félicitations à Manon (Verriez) !

 

Le prix spécial du jury a été décerné

à Carla-May  :

 

Un arbre nu

Ciel gris

Comme un cri

 

Haiku (1).jpg

 

20/12/2017

Manaa : concours haïkus 2017/2018

1.

Engouffrée

Dans l'antre des rêves

J'offre ma prière

2.

La foret

Se sent seule

Quand je ne suis pas là

3.

Goutte perlée

Lèvres salées

Je sors de l'eau

4.

Chaud, chaud, les marrons !

Ils sont de retour

C'est Noël...

5.

S'il fait très froid

Amis, tenez vous la main

Promis, c'est gratuit.

6.

Un parapluie pour deux

Ils sont amoureux

Et moi mouillée

7.

Partie ce matin

Petites chaussues aux pieds

Orteils congelés

8.

Poils frissonnants

Electrique

Chat orageux

9.

Les vitrines s'illuminent

Le compte diminue

Merci Black Friday !

10.

Un arbre nu

Un ciel gris

Comme un cri

11.

Froid glacial

Mon pied foule

Toujours le même trottoir

12.

Bonheur d'y penser

Nostalgie des nuits d'été

On a bien grandi

13.

Toute petite

Elle monte le long du mur

Oh ! Belle araignée !

14.

Couchée sur un rocher

Je regarde le soleil

Mais il se cache

15.

Somnolente sous ma couette

Le réveil sonne

Flemme de me lever

16.

Nuit noire, désespoir

Douce tisane chaude

Mon coeur rétabli

17.

Le crayon à la main

C'est déjà demain

Toujours le même dessin

18.

Cher haïku

Il a fallu réfléchir

Casse-cou !

19.

Qui chante dans l'oranger ?

La mésange bleue

Comme la neige

20.

L'un contre l'autre

Yeux dans les yeux

C'est une évidence

21.

Matin glacial

Les oiseaux chantent

Et les lumières dansent

22.

Pour se réchauffer

Avec un soupçon de lait

Une moustache s'est créée

23.

Photos retrouvées

Tendre innocence

Tu sembles si loin

24.

Classe bondée

Brouhaha silencieux

Nos regards se sont croisés.

25.

Arrivée dans ce monde

Je suis sourde

Naissance surprise.

26.

Odeur nauséabonde

Matin grisonnant

Je marche encore dans une merde.

 

 

Le protocole (à confirmer en janvier) de notation sera le suivant.

Vote du public : chacun choisira trois haïkus et pourra valoriser l'un des trois avec un point supplémentaire.

Les trois premiers seront récompensés : 1er Prix, 2 ème Prix, 3ème Prix.

Vote du jury : il choisira un haïku décrété "Prix spécial du Jury".